13 décembre 2015

Rose sous les bombes

51v0WqKzLtL

Rose Justice est une jeune pilote de liaison américaine,qui opère sur le territoire britannique pendant l'été 1944. Capturée par la Luftwaffe, et après avoir refusée de travailler dans une usine construisant des bombes, elle est finalement envoyée dans le camp de Ravensbrück. Emprisonnée avec une française, coupable d avoir épousée un juif, des jeunes-femmes polonaises victimes d'atroces expérimentations nazies et des prisonnières de guerre de l'Armée Rouge, elle va alors se trouver confrontée aux pires atrocités de la guerre. Elle va aussi découvrir que sa survie et plus encore son humanité dépendent de la puissance des liens qu'elle va forger avec des femmes qu'elle n'aurait normalement jamais dû rencontrer…

Un roman fort qui traite, avec un réalisme parfois difficile à supporter mais malgré tout empreint d'une certaine poésie, de la vie des femmes dans le camp de Ravensbrück et de la notion de témoignage et de crime contre l'humanité. Les personnages et les situations sont sublimés par l'écriture particulièrement brillante d'Elisabeth Wein, qui mêle description brutale de l'horreur des camps et poésie anglo-saxonne. Un livre qui résonne comme un témoignage et qu'il me semble important de lire ! 

Rose sous les bombes d'Elisabeth Wein chez Castelmore (16,90€)

 


22 novembre 2015

Perdue et retrouvée

9782221145098

Laurel a été enlevée à six ans alors qu'elle jouait avec sa sœur Faith dans un bac à sable. A l'époque, les médias se sont déchaînés, le public s'est passionné pour l'affaire et la famille a survécu tant bien que mal : les parents se sont séparés et Faith a passé toute sa jeunesse dans l'ombre de cette soeur dont l'absence était au centre de tout. Treize ans plus tard, Laurel réapparaît devant la maison familiale, apparemment libérée par son ravisseur. Ses parents et sa soeurs sont évidemment fous de joie et se plient en quatre pour elle mais Laurel a parfois des comportements bizarres, surtout envers Faith qui fait pourtant tout son possible pour que les choses se passent bien…

Ici, il n'est pas question d'enquête policière mais des conséquences que le retour de la disparue entraîne dans la vie de sa famille. La parole est donnée à la sœur de la victime, celle qui a toujours vécu dans l'ombre de l'absente et qui n'aspire qu'à une chose : avoir enfin une vie normale. Et c'est ce qui rend ce roman si intéressant.

L'écriture est agréable et fluide et l'on a aucun mal à suivre cette histoire et à s'attacher aux personnages, tant les sentiments de cette famille qui a cessé de vivre pendant 13 ans (soulagement, culpabilité, difficultés à trouver sa place…) sont bien traités.

Une bonne surprise que la couverture ne laissait pas forcément présager.

 

Perdue et retrouvée de Cat Clarke chez Robert Laffont (17€)

12 novembre 2015

Là où tombent les anges

 

Là où tombent les anges

Solange, dix-sept ans, court les bals parisiens en compagnie de Clémence et Lili. Naïve, la tête pleine de rêve, elle se laisse séduire par Robert Maximilien et accepte de l'épouser. Mais son prince est un tyran jaloux, qui ne la sort que pour l'exhiber lors de dîners mondains. Coincée entre Robert et Emma, sa vieille tante aigrie, Solange étouffe à petit feu. Heureusement Lili la délurée et la douce Clémence sont là pour la soutenir. Quand la première guerre mondiale éclate, Robert est envoyé sur le front. C'est l'occasion pour Solange de s'affranchir de la domination de son mari et de commencer enfin à vivre, dans une ville où les femmes s'organisent peu à peu sans les hommes...

Un très beau récit qui, en plus de nous faire découvrir la Première Guerre Mondiale du point de vue des femmes, aborde tout un tas d'autres thèmes : condition de la femme en général et pendant la guerre, conditions de travail et luttes féministes, vie des poilus dans les tranchées, contraste des conditions sociales, maltraitance et violence conjugale, milieux artistiques et culturels de l'époque, homosexualité… En outre, le roman fourmille de références littéraires et culturelles qu'on a envie de découvrir ou de redécouvrir !

L'alternance de récit, de journal intime et de correspondance est bien gérée et le style très agréable à lire.

Enfin, et c'est indéniablement un plus, on constate un grand soin porté à l'édition, avec sa couverture délicate et sa tranche bleue.

Un bel objet, donc, et un récit riche et émouvant !

 

Là où tombent les anges de Charlotte Bousquet, chez Gulf Stream Editeur (17 €)

11 novembre 2015

Lever de rideau sur Terezin

Lever de rideau

Depuis les premières lois anti-Juifs du régime de Vichy, le dramaturge à succès Victor Steiner se terre dans un petit appartement parisien. Mais un soir, la passion du théâtre est la plus forte : il sort de sa cachette pour assister à la première du Soulier de satin à la Comédie française, et au retour il est arrêté par la police.

Quelques jours plus tard, il embarque dans un train à bestiaux. On lui a pourtant dit qu'il aurait droit à un traitement de faveur... Et, de fait, en pleine nuit, on le fait changer de convoi. Dans ce nouveau wagon, plus un seul Français ; seulement des Juifs allemands. Le traitement de faveur, c'est que Steiner sera déporté dans le camp de Terezin, celui où sont parqués les Juifs "prominenten" - "importants" : artistes, intellectuels, hommes politiques, savants... A première vue, Terezin a tout d'une gentille ville tchécoslovaque : d'élégantes fortifications, des trottoirs bien propres, des parcs et même une église. Mais ses murs cachent la même violence que les barbelés de n'importe quel autre camp. Et, chaque semaine, des listes désignent ceux qui partiront à Auschwitz pour être gazés. A son arrivée, Victor Steiner a la surprise de rencontrer l'un de ses plus grands fans : l'Hauptsturmfürher Waltz, qui est également un passionné de littérature et de culture française, notamment du siècle du Roi Soleil.

Et bientôt, Waltz lui passe commande : une oeuvre inédite, dont l'action se déroulerait au XVIIe siècle, à la cour de Louis XIV... Et Steiner de s'interroger : doit-il céder à la pression de Waltz ou refuser et conserver son intégrité ? 

 

Disons-le franchement, Christophe Lambert (Eh oui ! Je sais… Mais ce n'est pas celui qu'on pense…) a réussi à faire bien plus qu'un énième roman sur les camps de concentration ! Et Dieu sait qu'avec tous les livres jeunesse ayant pour thème la Seconde Guerre Mondiale, ce n'est pas chose aisée ! 

En effet, s'il s'attache à montrer la vie dans le camp de Terezin (un camp dont je n'avais par ailleurs jamais entendu parler) de la manière la plus réaliste possible (comme en témoignent les notes à la fin du livre), il s'interroge également sur la notion de création artistique et sur l'intégrité de l'artiste lorsqu'il est confronté à la dictature. Jouant sur le parallèle entre Steiner, soumis à Waltz, et Molière, soumis à un Louis XIV jeune et exigeant, il décrit les interrogations qu'a tout créateur lorsqu'il se trouve confronté aux demandes d'un puissant. Faut-il refuser de faire des compromis, au risque de ne jamais connaître le succès ou d'y perdre la vie, ou faut-il mettre son art au service d'une œuvre de commande ? C'est la question à laquelle l'auteur essaie de répondre avec brio.

Le tout est très bien écrit et vraiment agréable à lire, malgré le caractère difficile de certaines scènes mais comment pourrait-il en être autrement dans un camp de concentration ? Certaines scènes sont brutales et mettent en lumière la violence des nazis mais ce n'est jamais gratuit. 

Enfin, dernière bonne idée : Christophe Lambert a joint à son roman la pièce de théâtre en alexandrins que Steiner est censé écrire au cours de l'histoire.L'exercice de style est réussi et la pièce qui met en scène un jeune Molière, partagé entre son désir de faire plaisir au roi et son respect pour un mentor qui n'a jamais fait de compromis. C'est une belle idée ! 

Une jolie réussite donc et l'on aimerait lire plus souvent des livres qui allient aussi bien roman historique et réflexion sur l'acte de création ! 

 

Lever de rideau sur Terezin de Christophe Lambert chez Bayard Jeunesse (14,90 €)

09 novembre 2014

Le Val de la Morte embrassée

Je profite de la présélection du prix des Incrruptibles pour souffler sur la poussière qui envahit mon blog depuis plus d'un an. La présélection de l'an dernier ayant été assez décevante, je n'avais pas eu le courage de le relancer, mais celle de cette année a l'air mieux partie. Du coup, autant vous en faire profiter ! 

Valdelamorteembrasseacutee_zpsc7196919

Jubela, une jeune journaliste, ne croyait pas aux contes de fée avant de rencontrer Lord Denholm, ancien magnat de la presse aujourd'hui retranché dans son manoir. Alors qu'il lui accorde une interview exclusive, Lord Denholm lui dévoile son secret : il est un Eveilleur, un individu capable de ramener une morte à la vie par un simple baiser… En bref, il se présente comme le dernier prince charmant…
Le lendemain de cette révélation, il est retrouvé mort. Jubela se lance alors dans sa propre enquête…

Voilà une relecture intéressante du mythe du prince charmant, sous forme d'enquête policière. L'intrigue est plutôt bien menée et sert d'alibi à la visite de trois villes qui font rêver : Londres, Paris et Prague… Trois villes que l'on découvre au fil des pérégrinations de l'héroïne. C'est aussi l'occasion de découvrir ou de redécouvrir la peinture de Turner qui se trouve mise à l'honneur dans ce roman avec l'invention d'un tableau inconnu qui serait l'œuvre du maître, le Val de la Morte embrassée.
Ce sont donc plusieurs univers qui se mêlent dans ce roman : celui des contes de fée, à travers l'histoire du prince charmant, bien sûr, mais aussi du conte de la Princesse et du Forgeron auquel il est fait allusion plusieurs fois ; celui de la peinture romantique avec l'œuvre de Turner et enfin celui du roman policier avec ses crimes et ses courses poursuites à travers l'Europe, le tout servi par une écriture agréable et par une couverture plutôt réussie (ce qui n'est pas donné à tous les romans jeunesse que j'ai à lire cette année).

 

Le Val de la Morte embrassée de Michel Honaker chez Flammarion (13€)

Posté par Kirakira80 à 22:09 - Commentaires [3]
Tags : , ,

18 août 2013

Terrienne

terrienne

Cela fait des mois qu'Anne est sans nouvelles de sa sœur Gabrielle : elle a disparu le soir de son mariage et depuis, pas le moindre signe de vie. Jusqu'au jour où Anne reçoit un énigmatique message de Gabrielle l'appelant à son secours. Elle est en danger mais où ? Accompagnée d'un vieil écrivain en mal de création qu'elle a rencontré sur la route, Anne passe alors de "l'autre côté" et se retrouve dans un monde parallèle… Un monde blanc, aseptisé, glacial… Un monde où les gens ne respirent pas et n'éprouvent aucun sentiment… Un monde où les humains sont réduits en esclavage…

Cela faisait un moment que je lorgnais sur ce roman, en partie motivée par les bons échos que j'avais eus sur son auteur. Bien m'en a pris car l'histoire s'est révélée prenante et bien écrite et m'a donné envie de lire les autres œuvre de Mourlevat.

L'univers parallèle créé par l'auteur est LA grande réussite de ce livre : glacial, aseptisé, oppressant, il est peuplé de créatures dénuées de tout sentiment qui considèrent les êtres humains comme des animaux répugnants tout juste bons à devenir des esclaves et qui vivent une existence morne et sans intérêt. C'est d'ailleurs cette existence ennuyeuse qui pousse les plus riches et les plus puissants à rechercher la compagnie des humains si imparfaits et pourtant si fascinants pour eux...

L'autre bonne idée, c'est la filiation que l'auteur établit entre ce livre et la Barbe Bleue de Perrault, filiation rappelée par les citations de débuts de parties mais aussi par le prénom de l'héroïne. Et les créatures de ce monde parallèle de devenir des ogres modernes, avides de chair humaine…

Ajoutons à cela des personnages attachants, même si je regrette la sous-utilisation du personnage de Virgil qui disparaît trop vite à mon goût et qui n'a pas le temps de se confronter à cet univers fantastique mille fois imaginé…

Une première rencontre réussie avec Mourlevat donc, qui me donne très envie de lire le reste de son œuvre, plus particulièrement le Chagrin du roi mort et le Combat d'Hiver.

 

Terrienne de Jean-Claude Mourlevat chez Gallimard Jeunesse (16,25€)

 

08 mai 2013

Cesare

 

ILLUS_1

Je sais, je sais… J'avais dit que je n'entamerais plus aucun manga avant qu'il ne soit fini au Japon mais comment résister à la nouvelle petite merveille de Fuyumi Soryo, Cesare

Fuyumi Soryo, c'est l'auteur de deux séries que j'ai particulièrement appréciées à l'époque où je dévorais des mangas matin, midi et soir : le shojo Mars et le seinen ES (Eternal Sabbath), séries qui se distinguent par leur maturité, leurs histoires complexes et le style graphique vraiment à part de leur auteur.

Ici, on retrouve le style délicat et si particulier de Fuyumi Soryo au service d'un manga historique très bien documenté sur Cesare Borgia, membre de la célèbre famille qui ne cesse d'inspirer les artistes en ce moment. 

 

Unknown

L'histoire : Naïf et studieux, Angelo da Canossa n’est guère armé pour la vie d’étudiant à l’université de Pise, lieu d’intrigues et de tensions dans l’Italie de la Renaissance. Son innocence résistera-t-elle à sa rencontre avec Cesare Borgia, rejeton d’une famille à la réputation sulfureuse, dont le père est sur le point d’accéder au Saint-Siège ? 

Rivalités entre les différentes factions de l’université, machinations politiques et luttes fratricides, Angelo va partager les années de formation d’un jeune homme en passe de devenir l’un des personnages les plus fascinants de l’Histoire…

 

 Servi par des illustrations de toute beauté dont j'ai mis quelques échantillons dans cet article, ce manga est le fruit d'un énorme travail de reconstitution qui se veut le plus exact et le plus minutieux possible. Aidée par l'universitaire nippon et spécialiste de Dante Motoaki Hara, Fuyumi Soryo s'est attachée à recouper toutes les sources disponibles pour nous offrir un portrait tout en nuances du personnage très controversé de Cesare Borgia, nous montrant ses meilleurs côtés (l'homme brillant et charismatique qui passait pour un prodige en son temps) comme sa part d'ombre (l'homme politique manipulateur et sans scrupule, digne modèle de Machiavel). 

cesare,M108357

Mais à travers ce portrait, c'est aussi une époque et une ville qui sont mises à l'honneur : Florence, théâtre de toutes les luttes de pouvoir tant au sein de son université que dans des sphères plus élevées, y apparaît en effet dans toute sa splendeur, riche de son architecture et des hommes qui la composent. Car Cesare n'est pas le seul personnage historique que l'on croise : Machiavel, Léonard de Vinci, Botticelli, tous ces hommes qui ont fait de l'Italie un haut centre culturel à la Renaissance, sont là et gravite autour de lui…

Nourrie par les idées et les questions qui agitaient les hommes de ce temps, cette fresque complexe, entamée depuis huit ans au Japon, donne enfin et surtout à réfléchir sur les notions d'individu, de pouvoir et de famille. Un pur bijou où les fans d'Histoire et de manga trouveront largement leur compte ! 

 

Cesare de Fuyumi Soryo chez Ki-oon, 3 tomes parus (7,50€)

12 février 2013

Quelques minutes après minuit

Quelques minutes

Depuis que sa mère est malade, Connor redoute la nuit et ses cauchemars. Quelques minutes après minuit, un monstre apparaît, qui apporte avec lui l'obscurité, le vent et les cris. C'est quelque chose de très ancien, et de sauvage. Le monstre lui propose un marché : il lui racontera 3 histoires puis ce sera au tour de Connor de raconter SA vérité…

Si ma première rencontre avec Patrick Ness ne m'avait pas entièrement convaincue, en partie à cause du style d'écriture adopté dans sa trilogie le Chaos en marche (il faudra d'ailleurs que je me replonge dans ces romans : je me dis à présent que je suis passée à côté de quelque chose), ce roman est au contraire un gros coup de cœur.

Traitant habilement de sujets graves (la maladie, l'isolement qu'elle provoque, le deuil…), Patrick Ness mêle à cet univers réel une féérie un peu sauvage à l'image du monstre de l'histoire, dieu primitif venu donner à Connor les moyens d'affronter un autre monstre encore plus terrifiant... Face à lui, un ado tout en fragilité, dont l'auteur s'attache à décrire tous les sentiments avec pudeur : passant de l'espoir au désespoir, du chagrin à la révolte, de la culpabilité à l'abnégation, il nous présente une palette d'émotions riche et subtile.

Enfin, les illustrations de Jim Kay ne se contentent pas de mettre en image le texte de Patrick Ness : elles habillent chaque page délicatement et font de ce roman un véritable petit bijou.

 

Quelques minutes après minuit de Patrick Ness chez Gallimard Jeunesse (18€)

20 novembre 2012

La Meneuse de bêtes

2526615892

Une enfant trouvée au creux de la forêt, blottie contre un louveteau, et marquée d'une étrange croix sur l'épaule... Quinze ans plus tard, en 1389, l'enfant a grandi : élevée par une guérisseuse qu'au village on appelle sorcière, Ysane est devenue une belle jeune fille. Loup a grandi, lui aussi, et ne l'a pas quittée. Fuyant la haine des villageois à la mort de leur protectrice, ils iront jusque devant la cour de Bourgogne, où la découverte d'un cadavre atrocement mutilé accusera la jeune fille : n'est-elle pas une sorcière elle aussi, une meuneuse de bêtes diabolique ?

Second gros coup de cœur de la présélection des Incos (que j'espère bien voir sélectionné à la fin), la Meneuse de bêtes est une réussite. Reprenant le mythe des meneurs de loups, sorte de sorciers capables de se faire obéir de ces créatures, l'intrigue mêle habilement les genres : roman historique, policier, aventure sentimentale et quête des origines.
L'héroïne, fataliste face à la haine que lui vouent les gens depuis son enfance, est touchante dans la recherche de ses origines et dans son désir de justice et d'acceptation, et ses deux compagnons, Loup et Gabriel, sont très attachants eux aussi.
Un joli moment de lecture et une ode à la différence qui fait du bien.

 Les Compagnons au loup, La Meneuse de bêtes d'Anne Ferrier, chez Oskar Editions (12,30€)

 

Posté par Kirakira80 à 22:16 - Roman jeunesse - Commentaires [2]
Tags : , ,

28 octobre 2012

Revolver

livre7323

1910. Sig est seul dans une cabane au nord du cercle arctique. Son père est tombé dans un lac gelé, sa sœur et sa belle-mère parties chercher de l'aide. Un étranger survient, menaçant, réclamant le magot d'or volé… 
Pourtant rien n'a de valeur dans cette cabane désolée, hormis un révolver…
Y aurait-il une explication à la fuit de la famille toujours plus au nord, depuis des années ?

Un huis-clos rude et prenant qui fleure bon les vieux westerns de notre enfance et qu'on a du mal à lâcher une fois qu'on l'a commencé. 
Ajoutons à cela une écriture simple mais efficace et une réflexion intelligente sur la notion de choix et sur les armes à feu. Premier vrai coup de cœur de la présélection des Incos 2012-2013 ! 

 

Revolver de Marcus Sedgwick, aux Editions Thierry Magnier (11,20€)

Posté par Kirakira80 à 22:38 - Romans ados et jeunes adultes - Commentaires [0]
Tags : ,